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[CINE] The Silly Symphonies: dites-le en musique

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galaads
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[CINE] The Silly Symphonies: dites-le en musique

il y a 11 ans

Image Pour voir certaine Silly Symphony, cliquez dessus et vous serez redirigé vers le site Youtube

Le directeur musical de Walt Disney, Carl Stalling, proposa un jour à Walt un court-métrage de style différent de se qui se faisait en cette fin des années 20: un court métrage qui mettrait en valeur la musique, sans personnages fixes. Cette nouvelle série, intitulée Silly Symphony, intéressait Walt car elle lui donnait, ainsi qu'à ses dessinateurs, une certaine liberté pour tester de nouvelles techniques de scénario.

La première Silly Symphony, sortie en 1929, représentait des squelettes en train de danser dans un cimetière sur la musique de Grieg, La Marche des nains. Walt envoya une copie de Skeleton Dance("danse macabre") à son distributeur, Pat Powers, qui répondit comme Walt le craignait: "Ils n'en veulent pas, ils DEMANDENT LES SOURIS". Ils faut savoir qu'a cette époque, Mickey était déjà extrêmement populaire et que chacun de ses courts-métrages était très attendus. Mais Walt était sûr que Powers se trompait. Il alla voir un distributeur de films qu'il connaissait, et qui s'arrangea pour que le court-métrage soit projeté dans le prestigieux Carthay Circle Théâtre de Los Angeles. La réaction du public fut enthousiaste; la série Silly Symphony était née.

Toute l'inventivité qui avait fait de Mickey le roi des personnages de dessins animés fut mise au service des Silly Symphonies. La série bénéficia de l'arrivée du Technicolor, en commençant parFlowers and Trees (1932), qui reporta un Oscar. Fait remarquable, en dix ans, les Silly Symphonies remportèrent huit fois la récompense dans la catégorie "Meilleur court-métrage de dessins animés".

Dans cette série, les objets sont doués de vie, et les animaux et les arbres éprouvent des émotions humaines. Des pianos gambadent et font des grimaces. Des montres dansent d'un pas de deux endiablés sur leur bracelet. Des coccinelles jouent de la harpe sur des épingles de sûreté. Des cochons dansent et construisent des maisons tandis que des loups retirent leurs fausses dents pour les affûter avec des limes. Des pâquerettes se réveillent et font leurs exercices matinaux. Et tout cet univers un peu fou baigne dans une harmonie de couleurs, de musique et de rythmes.

Le plus remarquable, dans ces Silly Symphonies, est la quantité de travail considérable qu'exigea leur création, même si les meilleures d'entre elles donnent l'impression d'avoir été écrites en quelques minutes. Walt Disney exigeait toujours de ses dessinateurs cette impression de spontanéité, mais cela demandait beaucoup de soin et une extrême précision. Le résultat de toutes ces heures de travail était d'offrir au public tant d'action et des personnages si riches qu'il était difficile au spectateur de tout percevoir en une seule fois.

Dans Babes in the Wood (1932), par exemple, deux enfants se promènent dans une forêt enchantée et courent parmi des nains. Certains travaillent, tapent avec un marteau, scient, balaient et lavent; d'autres s'amusent, font de la musique et boivent. Dans un coin de l'image, deux minuscules personnages jouent aux dames. Ils passent complètement inaperçus car l'action principale se situe au centre de l'écran. Mais si on regarde attentivement, on remarque que chacun de leurs mouvements est juste, même s'il n'est pas fondamental à l'histoire. C'est ce sens du détail qui distinguait un Disney d'un autre dessin animé.

Les différentes "symphonies" furent un tremplin pour les films d'animations de Walt. Les personnages de Bambi, par exemple, furent dessinés d'après des animaux vivants, ce qui avait été le cas pour la première fois dans les Silly Symphonies (dans Three Orphan Kittens et Pelicular Penguins). L'animation de personnages humains, testée à cette occasion, fut ensuite retravaillée et affinée pour Blanche-Neige. Une autre expérience réussie fut la création de la caméra "multiplan" qui donnait à certaines scènes un effet 3D, comme dans Pinocchio. Elle fut utilisée pour la première fois dansLe Vieux Moulin (1937), qui remporta non seulement un Oscar dans la catégorie "Meilleur dessin animé" mais également un prix technique spécial pour l'invention de cette caméra. Walt résuma tout ceci lors d'une émission TV, "The Story of the Silly Symphony", en disant qu'avec cette série les courts-métrages musicaux en couleurs ont grandi, "se sont développés et ont mûri pour donner naissance aux longs-métrages d'aujourd'hui."

Les propriétaires de journaux et de salles de cinéma utilisaient des prospectus comme celui-ci pour promouvoir les nouveaux dessins animés. Ce fut le cas de Music Land, l'une des plus populaires Silly Symphonies.

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Article rédigé par Galaads d'après: Les trésors de Disney de Robert Tieman
Dernière modification par galaads il y a 11 ans, modifié au total 1 fois.
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VDR
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il y a 11 ans

Très bon article sur ces petites perles de l'animation! Music Land est un de mes préférés, il est très abstrait mais si rythmé! le grand final (bataille) est très imaginatif le détournement des instruments est très bien réalisé, une guerre musicale comme on n'en voit pas ailleurs. Un pur "délire" . C'est un des courts métrages ou le concept des silly symphonies est le mieux exploité car tout tourne autour de la musique.
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peter-pan
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il y a 11 ans

Article fort sympathique Galaads...
J'ai de très forts souvenirs avec "Les 3 p'tits cochons" en particulier. Et j'ai redécouvert il y a peu les débuts de Donald dans un de ces films. J'avoue qu'un des projets qui me tient à coeur depuis quelques temps serait d'organiser une projection de courts disney. Il faudrait que je trouve le temps de m'en occuper, c'est malheureusement pas simple...
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Maetel
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il y a 10 ans

J'adore les Silly symphonies, je suis très sensible à  leur univers, aux contes, ils sont visuellement et musicalement époustouflants, foisonnants.
Imaginez les gens à  l'époque, qui découvraient pour la première fois la Danse macabre, le son des squelettes qui s'entrechoquent, la musique, synchronisés à  l'image mouvante... Une révolution ! Et une belle émotion.
Une ode à  l'imagination qu'il serait criminel de ne pas les découvrir.

D'ailleurs, est-ce que quelqu'un sait si l'on prévoit de sortir le volume 2 de la collection trésors de disney ?

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